introduction
On me demande souvent : « On me demande souvent : « Antonio, le marché immobilier à Longpont-sur-Orge, quelle est vraiment l’évolution des prix immobilier à Longpont-sur-Orge ? »
Pour répondre clairement, je m’appuie sur les données DVF (Demandes de valeurs foncières). Ce sont les chiffres notariaux, concrets, pas des impressions. Mais je vais aussi vous donner mon regard de terrain, parce qu’un marché immobilier, ça ne se résume pas à une moyenne.
Et entre 2020 et 2025, à Longpont-sur-Orge, nous avons vu un marché changer deux fois de visage : euphorie, puis crise, puis reprise.

Le volume des ventes à Longpont-sur-Orge : entre boom et ralentissement
En 2021, on a connu un vrai pic : plus de 120 ventes, record sur 5 ans. Tout s’arrachait, c’était presque la ruée.
Ensuite ? Chute progressive. 95 ventes en 2022, puis 81 en 2023, et enfin 66 ventes en 2024.
On est passés de l’euphorie au calme. Un marché qui doublait d’intensité en 2021… puis divisé par deux trois ans plus tard.

Les maisons à Longpont-sur-Orge : du sommet à la correction
L’effet Covid et la ruée vers les pavillons (2020–2022)
Longpont, c’est une ville de maisons, environ 60 % du parc. Pendant le Covid, tout le monde a cherché un jardin, un peu d’espace, loin de Paris mais pas trop loin non plus. Longpont cochait toutes les cases : RER à proximité, principaux axes routiers accessible, N20, N104, belles parcelles de terrains et un beau parc. Un petit bout de campagne à 25 km de Paris, tout proche.
Résultat : les prix immobiliers à Longpont-sur-Orge ont monté rapidement entre 2020 et 2022. En 2020, une maison se vendait en moyenne autour de 3 380 €/m². En 2022, au sommet, on atteignait 3 430 €/m². Peu d’offres, énormément de demandes, et des taux d’intérêt très bas : c’était un marché vendeur. Peu d’offres, beaucoup de demandes, et surtout des taux d’intérêt très bas.
Les acquéreurs n’avaient pas le choix, les vendeurs fixaient les règles.
La baisse des prix entre 2022 et 2024 : un marché renversé
Puis le retournement brutal. Fin 2022-début 2023, les taux ont grimpé, la crise économique a secoué la confiance, les acheteurs se sont retirés.
En 2024, le prix moyen des maisons est revenu autour de 3 300 €/m². Certains parlent d’une baisse de 4 %… moi je préfère dire que nous sommes simplement revenus aux niveaux d’avant Covid, voire légèrement au-dessus.
👉 Car il faut le rappeler : la hausse entre 2020 et 2022 n’était pas une hausse “normale”. C’était une bulle, une inflation des prix, créée par un contexte exceptionnel. Les valeurs avaient grimpé trop vite, trop haut, sans rapport avec l’évolution naturelle du marché.
Aujourd’hui, le marché s’est donc replacé, revenu à sa logique. Les prix sont équilibrés, bien positionnés par rapport aux communes voisines, et Longpont continue d’attirer.

Les appartements : une trajectoire différente
Une chute rapide pendant le Covid (2020–2022)
Les appartements ont vécu l’effet inverse des maisons. Au moment du Covid (surtout après le confinement), les acheteurs les fuyaient. Tout le monde rêvait de verdure.
En 2020, un appartement se vendait 3 590 €/m². En 2022, le prix avait déjà chuté à 3 170 €/m². Une baisse de –11 % en deux ans.
Une stabilité relative en pleine crise (2023–2024)
Mais, quand les maisons ont décroché en 2023–2024, les appartements ont mieux tenu. En 2024, ils affichaient un prix moyen autour de 3 400 €/m², un peu plus bas qu’en 2020, globalement stables.
👉 Pourquoi ? Parce qu’ils avaient déjà corrigé avant. Leur baisse avait eu lieu dès 2020–2022, liée à l’effet Covid.

Le basculement du marché immobilier en 2023
2022, encore euphorique. 2023, tout s’inverse. Les taux dépassent les 4,5 %, les guerres et l’inflation plombent le moral, la confiance s’effondre.
On passe d’un marché vendeur à un marché acquéreur. Les biens, maisons ou appartements, restent en vitrine, les prix baissent, et seuls les biens correctement estimés trouvent preneur.

Depuis mi-2024 : premiers signes de reprise
Heureusement, depuis l’été 2024, l’air change. Les taux se stabilisent, les acheteurs reviennent petit à petit. On reste dans un marché acquéreur, mais ça repart. Plus d’annonces, plus de ventes, des délais qui raccourcissent.
2025 : un marché en reprise, mais toujours exigeant
Les chiffres DVF 2025 ne sont pas encore disponibles, mais je peux partager mes constats du terrain.
Aujourd’hui, mi-2025 (fin de l’été), il y a un peu plus de 80 biens en vente à Longpont : environ 60 maisons et une vingtaine d’appartements. Bien sûr, si on ajoute les communes voisines, l’offre grimpe encore.
Depuis le début de l’année, l’activité est bonne : beaucoup de mises en vente, des acheteurs présents, des ventes qui se font. Mais attention : certains biens traînent, surtout ceux affichés trop chers. Dans un marché acquéreur, les acheteurs sont intransigeants : ils comparent, ils négocient, et ils n’achètent pas un bien surcoté, ils ont le choix !
Concernant les prix, voilà ce que j’observe actuellement :
- Maisons : les prix affichés se situent entre 3 000 et 3 300 €/m². Mais il faut toujours garder en tête que les ventes réelles se concluent en dessous. Je pense donc que les transactions se font aujourd’hui plutôt autour de 3 000 à 3 100 €/m² en moyenne.
- Appartements : affichés entre 3 400 et 3 600 €/m², avec même un pic à 3 800 €/m² ces derniers mois. Mais là aussi, les ventes réelles sont plus basses. On sera sans doute sur une tendance autour de 3 400 à 3 500 €/m² en moyenne.
L’été a un peu ralenti le rythme, comme souvent, mais dès la rentrée, le marché devrait repartir. Les résultats du premier semestre sont encourageants. 2025 s’annonce comme une année prometteuse.
👉 D’ici la fin de l’année, les données DVF viendront confirmer ou ajuster cette tendance. Et je publierai une analyse complète sur l’année 2025.

Ce qu’il faut retenir du marché immobilier à Longpont-sur-Orge
Pour les vendeurs : lucidité et adaptation des prix
Fini les excès de 2021–2022. Vendre en 2025, sur la base des prix immobiliers à Longpont-sur-Orge, c’est possible et la période est propice, mais à condition de s’aligner sur le marché et d’être réaliste. Les biens bien estimés se vendent encore et sans grosses difficultés, les autres restent en vitrine si vous ne réagissez pas rapidement.
Pour les acheteurs : une fenêtre d’opportunité
Aujourd’hui, les prix sont plus bas qu’au sommet de 2022. Les taux se stabilisent, les conditions de prêts sont favorables et l’offre est large. Si vous trouvez le bien qui correspond, c’est une bonne période pour négocier (si besoin) et acheter sans trop attendre.
