INTRODUCTION

Depuis plusieurs mois, une question revient systématiquement lors des rendez-vous d’estimation, des visites ou même des simples appels téléphoniques : « Le DPE va encore changer en 2026, qu’est-ce que ça veut dire concrètement pour moi ? »
À Longpont-sur-Orge, comme ailleurs, le DPE 2026 n’est plus un simple document administratif que l’on joint à un dossier. Il est devenu un véritable outil de lecture du bien, qui influence la vente, l’achat, la négociation… et désormais le financement.
Sur le terrain, je le constate chaque semaine. Des vendeurs qui découvrent trop tard l’impact de leur DPE. Des acquéreurs qui pensent faire une bonne affaire… ou qui renoncent à un projet pourtant cohérent. Et très souvent, une confusion persistante : une lettre, sortie de son contexte, mal interprétée.
C’est pourquoi je le répète régulièrement à mes clients : il y a DPE… et DPE.
Une même lettre peut recouvrir des réalités très différentes. Et en 2026, cette lecture fine devient indispensable.
Dans cet article, je vais donc détailler toutes les nouveautés du DPE 2026, expliquer leurs impacts concrets à Longpont-sur-Orge, partager mon expérience terrain, et surtout t’aider à comprendre ce qu’il y a réellement derrière les chiffres, pour éviter les erreurs que je vois encore trop souvent.
DPE 2026 : les nouveautés majeures à connaître absolument
Le changement du calcul de l’électricité : un tournant en 2026

C’est la réforme la plus structurante du DPE 2026.
À compter du 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire passe de 2,3 à 1,9.
Concrètement, cela signifie qu’environ 850 000 logements vont sortir automatiquement des classes F et G, sans aucun travaux. Ce sont majoritairement :
– des appartements chauffés à l’électricité,
– des maisons équipées de radiateurs électriques récents et performants.
👉 Point essentiel :
– aucun logement ne verra son DPE se dégrader,
– les DPE réalisés avant 2026 pourront être mis à jour gratuitement via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME.
À Longpont-sur-Orge, cette réforme va clairement rééquilibrer la lecture de nombreux biens, notamment dans les pavillons et résidences des années 70 à 90, très présents localement.
DPE collectif obligatoire en 2026 : une nouvelle logique à l’échelle du bâtiment

Autre évolution importante : le DPE collectif devient obligatoire pour toutes les copropriétés, y compris celles de moins de 50 lots.
👉 Attention toutefois à la réalité locale.
À Longpont-sur-Orge, le parc immobilier est majoritairement composé de maisons individuelles, et les copropriétés restent relativement peu nombreuses.
Pour autant, les copropriétés existantes, souvent de petite taille, vont être directement concernées.
L’objectif affiché par l’État est clair :
👉 harmoniser la performance énergétique à l’échelle du bâtiment, et non plus logement par logement.
Cela doit permettre :
– d’avoir une vision globale et cohérente de l’immeuble,
– d’éviter des rénovations individuelles peu efficaces ou contradictoires,
– et surtout de faciliter les décisions de travaux globaux (isolation, ventilation, chauffage collectif).
Sur le terrain, cela va aussi changer les discussions en assemblée générale. Le DPE collectif devient un document structurant, difficile à ignorer, qui pose clairement la question des travaux à moyen terme.
DPE 2026 : lutte contre la fraude et fiabilisation renforcée

À partir de 2026, l’État renforce nettement les contrôles autour du DPE, dans la continuité de la loi du 30 juin 2025.
Première mesure très concrète :
👉 chaque DPE comportera désormais un QR Code officiel.
En le scannant, vendeurs, acquéreurs, notaires ou banques pourront vérifier instantanément la validité du diagnostic sur le site de l’ADEME.
Fini, donc, les diagnostics douteux, impossibles à vérifier ou réalisés par des professionnels peu scrupuleux.
Autre évolution majeure : la refonte complète de l’annuaire officiel des diagnostiqueurs.
L’objectif est simple :
– garantir que le professionnel est bien certifié,
– qu’il est toujours en activité,
– et qu’il respecte les exigences réglementaires.
Sur le terrain, c’est une excellente nouvelle. Trop de transactions ont été ralenties, voire bloquées, par des DPE contestés. En 2026, la fiabilité du DPE devient un enjeu central de la transaction immobilière.
👉 Pour replacer le DPE dans l’ensemble des obligations réglementaires, j’ai rédigé un guide complet sur les diagnostics immobiliers.
🔎Voir l’article ici → Les diagnostics immobiliers pour vendre à Longpont-sur-Orge
Rappel du calendrier des interdictions de location : un impact bien réel
Même si les dates sont désormais connues, leur application devient de plus en plus stricte et leurs conséquences bien concrètes.

Pour rappel :
– depuis le 1er janvier 2025 : interdiction de louer les logements classés G,
– à compter du 1er janvier 2028 : interdiction de louer les logements classés F,
– à partir du 1er janvier 2034 : les logements classés E seront à leur tour concernés.
À Longpont-sur-Orge, cela impacte directement :
– certains propriétaires bailleurs,
– mais aussi les acquéreurs investisseurs.
👉 Acheter un bien aujourd’hui sans intégrer cette trajectoire énergétique, c’est prendre le risque de se retrouver avec un logement inexploitable à moyen terme sans travaux.
Il y a DPE… et DPE : ce que je vois réellement sur le terrain
Les maisons en DPE E qui font peur… à tort
C’est un grand classique local.

Des maisons classées DPE E, qui inquiètent immédiatement les acquéreurs. Pourtant, lorsqu’on regarde dans le détail :
– toiture isolée,
– double vitrage correct,
– ventilation fonctionnelle,
– murs épais (maisons d’avant 1975),
– chaudière fioul récente (2017–2019).
Pourquoi E alors ?
👉 Uniquement à cause du système de chauffage.
Et je le dis souvent : une chaudière fioul récente, bien entretenue, n’est pas synonyme de passoire thermique. Les consommations indiquées dans le DPE sont théoriques, souvent volontairement majorées, dans une logique assumée de sortie des énergies fossiles.
👉 Acheter ce type de bien n’est pas risqué, à condition de comprendre ce qu’il y a réellement derrière la lettre.
À l’inverse : les faux bons élèves en DPE C
Autre situation fréquente : des maisons classées DPE C grâce à une pompe à chaleur et un ballon thermodynamique.

Sur le papier, tout va bien. Mais sur le terrain :
– murs non isolés,
– menuiseries anciennes,
– isolation vieillissante,
– PAC parfois mal dimensionnée.
Résultat : factures d’électricité élevées et confort thermique discutable.
En rénovation énergétique, je le rappelle toujours : le chauffage est le dernier poste à traiter, après l’isolation et la ventilation. Sinon, c’est comme chauffer une maison fenêtres ouvertes.
👉 Deux maisons avec le même DPE peuvent offrir des niveaux de confort totalement différents.
Acheter en 2026 : le DPE devient un critère bancaire déterminant

C’est sans doute le point le plus sous-estimé aujourd’hui.
En 2026, de plus en plus de banques :
– refusent certains profils sur des biens F ou G,
– exigent des audits énergétiques, des DPE projetés, et des devis RGE,
– conditionnent parfois l’octroi du prêt à l’amélioration réelle du DPE.
Sur le terrain, j’en arrive parfois à écarter volontairement des biens F ou G, non pas parce qu’ils sont mauvais, mais parce que je sais que le financement ne passera pas.
Le DPE 2026 devient un filtre d’accès au crédit, au même titre que l’apport ou les revenus.
👉 Pour aller plus loin sur l’impact concret du DPE côté acquéreur, j’ai détaillé le sujet dans un article dédié.
🔎 Voir l’article ici → Diagnostic et rénovation énergétique : quel impact sur l’achat immobilier à Longpont-sur-Orge ?
Prêt à taux zéro et financements verts : de vraies opportunités en 2026
Des prêts avantageux pour les logements performants

Bonne nouvelle : les dispositifs de financement “verts” sont reconduits et renforcés en 2026.
On retrouve notamment :
– prêts à taux bonifiés pour les logements classés A, B ou C,
– enveloppes complémentaires à taux zéro (20 000 à 25 000 € selon les banques),
– prêts évolutifs avec baisse du taux après amélioration du DPE.
Ces dispositifs peuvent clairement faire la différence dans un projet d’achat ou de rénovation.
Éco-PTZ et rénovation globale : la priorité confirmée
L’Éco-PTZ est prolongé et permet toujours de financer jusqu’à 50 000 € de travaux de rénovation globale, sans intérêts.
👉 En parallèle, MaPrimeRénov’ poursuit sa réorientation vers la rénovation globale.
Les aides dites « mono-geste » sont progressivement réduites ou supprimées, afin d’encourager des bouquets de travaux plus performants.
Donations intrafamiliales : un levier encore trop méconnu
Autre point important en 2026 : la possible prolongation de l’exonération des donations intrafamiliales, jusqu’à 100 000 €, lorsqu’elles sont destinées à financer des travaux de rénovation énergétique.
Dans les faits, cela permet à certains ménages de réduire fortement le reste à charge, notamment pour des rénovations globales sur des maisons anciennes, très présentes à Longpont-sur-Orge.
Vendre en 2026 à Longpont-sur-Orge : anticiper plutôt que subir

Pour les vendeurs, le message est clair : ne plus découvrir son DPE au moment de la mise en vente.
– anticiper le diagnostic,
– comprendre les leviers simples,
– décider en amont :
– ajustement de prix,
– petits travaux ciblés,
– ou stratégie assumée sans travaux.
👉 Pour approfondir ces sujets (vente, rénovation, diagnostics), j’explique plus en détail comment le DPE influence le prix, la négociation et la stratégie de vente dans un article spécifique.
🔎 Voir l’article ici → Diagnostic et rénovation énergétique : quels impacts sur la vente immobilière à Longpont-sur-Orge ?
Conclusion – DPE 2026 : comprendre pour mieux décider

Le DPE 2026 marque un véritable tournant. Il ne s’agit plus d’une simple lettre, mais d’un outil stratégique qui influence :
– la vente,
– l’achat,
– le financement,
– et la projection à long terme.
À Longpont-sur-Orge, je le vois tous les jours : ceux qui anticipent gardent la main.
Ceux qui subissent découvrent trop tard que le DPE conditionne désormais bien plus qu’ils ne l’imaginaient.
👉 Être accompagné par un conseiller local et éco-conseiller fait aujourd’hui toute la différence.
À retenir
- Le calcul du DPE change en 2026 (électricité : 2,3 → 1,9).
- 850 000 logements sortent de F/G sans travaux.
- DPE collectif obligatoire pour toutes les copropriétés, même les plus petites.
- QR Code et annuaire renforcé pour fiabiliser les diagnostics.
- Calendrier strict des interdictions de location confirmé.
- PTZ, Éco-PTZ et aides orientées rénovation globale en 2026.
- Une lettre ne suffit pas : il faut comprendre le bâti.
