Prix immobilier à Longpont-sur-Orge : ce qui fait la valeur du micro-secteur Clos Thierry – rue de la Source
Demandez à un Longipontain où se trouve Clos Thierry. Il saura vous répondre. Demandez-lui ensuite d’en tracer les limites : là, ça se complique. Ce micro-secteur n’apparaît sur aucun découpage administratif. Il existe pourtant bel et bien, entre la Basilique, le Mesnil et les Echassons. Pour qui s’apprête à vendre, la nuance compte : quand un secteur n’a pas d’étiquette officielle, sa valeur ne se déduit pas d’une moyenne communale. Elle se raconte, rue par rue. C’est ce que nous allons faire ici.


Un micro-secteur que les Longipontains connaissent sans savoir le nommer
À la jonction de la Basilique, du Mesnil et des Echassons
Le micro-secteur s’organise autour de trois voies. La rue de la Source en constitue l’axe principal : elle relie les environs de la Basilique, le Mesnil et le secteur des Echassons. La rue Maurice Villette dessert la partie franchement pavillonnaire. Clos Thierry correspond à la portion la plus retirée, faite de voies résidentielles à l’écart du passage. Le bois des Echassons borde une partie de l’ensemble. Administrativement, la zone chevauche deux secteurs municipaux de proximité, ce qui explique qu’elle n’ait jamais reçu de nom officiel unique. Ce n’est pas un quartier au sens réglementaire : c’est un ensemble résidentiel que les habitants identifient parfaitement.
Un secteur rattaché au groupe scolaire des Echassons
C’est souvent la première question que pose un acquéreur avec enfants, parfois avant même d’avoir visité. La réponse est simple ici : le micro-secteur dépend du groupe scolaire des Echassons, pour la maternelle comme pour l’élémentaire. Pas d’incertitude, pas de rue coupée en deux entre deux établissements. Pour une famille qui déménage, cette clarté vaut mieux qu’un long argumentaire. Un point à mettre en avant dès l’annonce.
Trois rues, trois profils de maisons
Clos Thierry : grands pavillons et voies sans issue
C’est la partie la plus calme, et de loin. Clos Thierry rassemble surtout de grands pavillons des années 1980 et 1990, sur des parcelles généreuses qui laissent respirer les habitations. Deux ensembles résidentiels s’y organisent en voies sans issue, reliées par un petit espace boisé. Résultat : très peu de circulation, beaucoup de verdure, une atmosphère franchement confidentielle.
Rue Maurice Villette : l’éventail le plus large
La rue Maurice Villette est la plus contrastée en matière de gabarits. Sur certaines portions, des maisons familiales d’environ 100 à 120 m² sur des parcelles de 300 à 500 m², avec une densité un peu plus marquée qu’à Clos Thierry. Sur d’autres, des propriétés nettement plus grandes. Les constructions s’échelonnent des années 1980 aux années 2000, avec quelques bâtisses anciennes et des éléments en meulière.
Rue de la Source : la partie la plus ancienne
C’est là que le bâti raconte le plus de choses. La rue de la Source mêle maisons anciennes, constructions en meulière, bâtiments implantés en bordure de voie, habitations organisées autour de cours et murs d’un autre temps — le tout entrecoupé de pavillons bien plus récents. Certaines bâtisses pourraient être antérieures à 1900, mais cette datation se vérifie bien par bien. Ici, c’est le mélange qui fait le caractère.
Les commerces et services du secteur
C’est un point que je détaille systématiquement en visite, parce qu’il pèse dans la décision. Le micro-secteur se trouve à proximité de la petite zone d’activité commerciale de l’Intermarché, avec une boulangerie, un laboratoire d’analyses, une pharmacie, un opticien et une agence immobilière. On y trouve aussi de petits restaurants et de la restauration rapide, un McDonald’s et un Bricoman.
S’y ajoutent le groupe scolaire des Échassons, maternelle et élémentaire, le bois des Échassons et l’accès à la N20. Autrement dit : les commerces de proximité du quotidien sont là, sans avoir à prendre la voiture pour le moindre achat.
Ce qui donne de la valeur à une maison dans ce secteur
Qu’est-ce qui retient vraiment l’attention des acquéreurs ? Le calme arrive en tête : voies peu passantes, impasses, espacement entre les constructions, verdure omniprésente. Vient ensuite l’environnement immédiat, avec le bois des Echassons tout proche et les promenades vers le parc de Lormoy et les bords de l’Orge — sans qu’on y accède au pied de chaque maison. Ajoutez le rattachement scolaire et la taille des terrains : le profil séduit les familles.
Un dernier point est souvent sous-estimé. Selon ce que j’observe sur le terrain, la maison individuelle représente 90 à 95 % de l’habitat du micro-secteur. Une estimation locale, pas un recensement, mais elle dit l’essentiel : vous êtes rarement en concurrence avec dix biens comparables. Côté prix, les transactions des trois dernières années tournent autour de 3 284 €/m², soit environ 360 000 € pour une maison de 110 m². Le volume de ventes reste toutefois très faible : une seule maison à rénover suffit à déplacer la moyenne.
Les fourchettes de prix, rue par rue
Une moyenne au mètre carré ne dit pas tout. Ce que les propriétaires veulent savoir, c’est dans quelle fourchette se situe une maison comme la leur. Voici les ordres de grandeur que j’observe, étant entendu que tout dépend de la taille de la maison, de celle de la parcelle et du niveau de prestations :
- Clos Thierry : de 500 000 à 700 000 €, sans difficulté particulière sur ces niveaux.
- Rue de la Source : plutôt entre 400 000 et 600 000 €, sur des bâtisses plus anciennes, selon la taille, l’état de rénovation et la présence de terrain.
- Rue Maurice Villette : entre 350 000 et 450 000 €, sur des pavillons de plus petit gabarit.
Un repère utile pour finir : dès qu’on dépasse les 800 000 € sur le secteur, on entre dans les biens d’exception, ce qu’on appelle les biens prestige. Cela suppose de très belles prestations, une maison impeccable, beaucoup de volume, un bel extérieur et de vrais aménagements extérieurs. Sur ces niveaux de prix, personnellement, je n’en connais pas ici.
La carte des ventes immobilières du secteur
Explorez les ventes réellement enregistrées autour du Clos Thierry et de la rue de la Source (données DVF). Filtrez par type de bien et par année, et cliquez sur chaque point pour découvrir le prix, la surface et la date de la transaction.
Les vérifications à anticiper avant de mettre votre maison en vente
Longpont-sur-Orge a une histoire étroitement liée à l’eau, et cette histoire a laissé des traces sous nos pieds. Les points à regarder de près avant de lancer votre vente :
- Le sous-sol : sources et anciennes galeries répertoriées, certaines assorties d’une bande de protection de part et d’autre de leur axe.
- Le zonage du PLU : une partie de la rue de la Source se rattache à l’environnement ancien du Mesnil, ce qui peut encadrer façades, toitures, murs et clôtures.
- Le retrait-gonflement des argiles, qui concerne la commune et dont les effets varient selon la parcelle, les fondations et la gestion des eaux pluviales.
- L’état des réseaux : un affaissement a conduit la commune à diagnostiquer une portion de la rue de la Source. Un incident ponctuel, qui ne dit rien de l’ensemble.
- Vos projets d’extension, de piscine ou de terrassement, particulièrement sensibles ici.
Retenez surtout ceci : rien ne se généralise. Deux maisons voisines peuvent relever de contraintes différentes. Tout se vérifie à l’adresse et à la parcelle.
Mon expérience de vente sur ce secteur
J’ai déjà eu plusieurs biens en vente sur ce quartier, principalement des maisons, en concurrence avec des agences comme en exclusivité. Deux dossiers illustrent bien ce qui se joue ici.
Une maison au sous-sol abîmé, vendue en trois semaines
Un couple avait acheté cette maison, puis une séparation est venue interrompre le chantier. Le rez-de-chaussée était fait, l’étage restait à aménager, et le sous-sol n’avait pas été attaqué. Or ce sous-sol total avait subi des dégâts au fil des années : un mur fissuré et bombé, des fondations qui avaient bougé sous l’effet des changements climatiques et de la sécheresse, et beaucoup d’humidité. Une maison des années 90, pourtant. Rue de la Source : le nom ne vient pas de nulle part.
Sans ces désordres, le bien aurait valu autour de 400 000 €, avec sa belle parcelle. Les propriétaires le mettaient en vente au prix d’une maison saine. Depuis trois mois, avec une agence de Montlhéry, les visites s’enchaînaient sans résultat : ni le prix ni la stratégie ne correspondaient. Ce bien ne s’adressait pas à des acquéreurs lambda, vu la nature et le volume des travaux.
Quand j’ai pris le mandat, il a d’abord fallu du temps d’échange avec les propriétaires : expliquer le marché, ce que cherchent réellement les acquéreurs, et pourquoi il fallait tout revoir. Nous avons repositionné le bien vers des gens du métier, qui connaissent le bâtiment et ses pathologies et disposent des moyens de faire les réparations — avec un prix cohérent pour eux, et une mise en avant du potentiel de la maison après travaux. Résultat : des visites qualifiées, et une vente conclue en trois semaines au prix du marché.
La disponibilité a aussi joué. Les acquéreurs, une famille du bâtiment venue de Savigny-le-Temple, devaient signer le lendemain un compromis pour une autre maison, sans être convaincus. Ils m’ont appelé un jeudi vers 17h-18h pour visiter en urgence. Ils ne pouvaient venir qu’à 20h30. J’ai hésité, puis validé — c’est l’avantage d’être conseiller indépendant sur ses horaires. Ils sont venus en famille, ont eu un coup de cœur et m’ont fait une offre le soir même, que j’ai présentée le lendemain après les vérifications de mon courtier. Leur dossier de financement était solide. Ils ont depuis mené les travaux et exploité tout le potentiel de la maison. Les vendeurs, eux, ont pu sortir de ce tourbillon et passer à autre chose.
Une estimation à 250 000 € d’écart, et une maison jamais vendue
À l’inverse, il m’est arrivé sur ce secteur d’estimer une maison 250 000 € en dessous du chiffre annoncé par un confrère d’agence. Un pavillon classique des années 90, sous-sol total, grande parcelle — mais qui ne valait pas les 960 000 € demandés. La maison était en vente depuis six mois : aucun appel, aucune visite. J’ai tenté d’expliquer le pourquoi du comment. Elle ne s’est jamais vendue.
Cela fait partie du métier : on n’arrive pas toujours à faire entendre raison, et c’est normal — certains propriétaires ne sont pas prêts. Comme je le dis souvent, il y a une différence entre vouloir vendre et mettre en vente. Nous apportons l’expertise et l’expérience du secteur ; ensuite, soit on s’accorde, soit on ne travaille pas ensemble.
En résumé
- Le micro-secteur se situe à la jonction de la Basilique, du Mesnil et des Échassons, sans constituer un quartier administratif.
- Il dépend du groupe scolaire des Échassons, maternelle et élémentaire.
- Trois profils cohabitent : grands pavillons et voies sans issue à Clos Thierry, gabarits variés rue Maurice Villette, bâti ancien rue de la Source.
- Calme, parcelles généreuses et rareté des mises en vente forment les principaux leviers de valeur.
- Sous-sol, PLU, argiles et réseaux se vérifient à la parcelle, jamais à l’échelle du secteur.
- Les fourchettes diffèrent selon la rue : 500 000 à 700 000 € à Clos Thierry, 400 000 à 600 000 € rue de la Source, 350 000 à 450 000 € rue Maurice Villette.
- Commerces de proximité, groupe scolaire des Échassons, bois et accès N20 complètent l’attractivité du secteur.

Questions fréquentes
Où se situe exactement le micro-secteur Clos Thierry – rue de la Source ?
Il s’étend à la jonction du quartier de la Basilique, du secteur historique du Mesnil et du quartier des Échassons, à Longpont-sur-Orge. Il s’organise autour de la rue de la Source, de la rue Maurice Villette et des voies résidentielles de Clos Thierry. Ce n’est pas un quartier officiellement délimité, mais un ensemble résidentiel bien identifié localement.
De quel groupe scolaire dépend ce secteur ?
Le micro-secteur est rattaché au groupe scolaire des Échassons, aussi bien pour l’école maternelle que pour l’école élémentaire. C’est un argument concret à faire valoir auprès des familles lors d’une mise en vente.
Quel type de maisons trouve-t-on à Clos Thierry ?
On y rencontre principalement de grands pavillons édifiés dans les années 1980 et 1990, sur des parcelles généreuses. L’organisation en voies sans issue et la présence d’un petit espace boisé limitent fortement la circulation et renforcent le caractère résidentiel de cette partie du secteur.
Quel est le prix au mètre carré des maisons du secteur ?
Les transactions relevées sur les trois dernières années se situent autour de 3 284 €/m². Ce chiffre doit être manié avec prudence : le volume de ventes est très limité, et quelques biens atypiques suffisent à faire varier la moyenne. Il indique une tendance, pas une valeur applicable automatiquement.
Que faut-il vérifier avant de vendre une maison rue de la Source ?
Le zonage du PLU, les éventuelles prescriptions patrimoniales liées à l’environnement ancien du Mesnil, la présence possible d’une source ou d’une galerie répertoriée, l’état des réseaux et la nature du sol. Ces vérifications se mènent à l’échelle de la parcelle, jamais de la rue entière.
Le secteur est-il concerné par le retrait-gonflement des argiles ?
La commune de Longpont-sur-Orge est exposée à ce phénomène. Ses conséquences dépendent toutefois de chaque parcelle : nature du sol, type et profondeur des fondations, gestion des eaux pluviales, proximité des arbres, entretien du bâtiment. Une étude géotechnique peut s’avérer utile selon le projet.
Parlons de votre maison
Votre maison ne vaut pas la moyenne de Longpont-sur-Orge. Elle vaut ce que sa rue, sa parcelle et son environnement immédiat en font. Si vous envisagez de vendre dans le micro-secteur Clos Thierry – rue de la Source, échangeons : je connais ces voies une par une et je vous dirai précisément où se situe votre bien.
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Antonio Figueiredo
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